Les vals et grandes rivières de plaine

publié le 6 novembre 2013 (modifié le 26 novembre 2013)

Au débouché des massifs, les rivières qui irriguent l’Auvergne connaissent une seconde existence : du ravin on passe au val. Libérés de l’emprise rocheuse, grossis de leurs principaux affluents, les cours d’eau majeurs s’installent et dessinent des paysages plus amples. À travers le Bourbonnais, ils sont au nombre de trois : l’Allier, colonne vertébrale du territoire régional ; le Cher, qui descend des Combrailles, et la Loire, qui constitue la frontière nord-est de la région. Dans leurs parcours de plaine, ces rivières ont dessiné un paysage encore mouvant, soumis à l’aléa des crues, à des déviations subites dont les parcellaires ruraux conservent parfois la trace. Des structures plus rigides peuvent alors répondre, à quelque distance, à ces cours capricieux : vieux tracés des routes royales, adaptés générations après générations aux besoins du trafic routier ; canaux latéraux, constituant des chambres paysagères linéaires, en fonction de l’état de leurs plantations d’alignement. Des terrasses alluviales constituent des marques plus fines qui perpétuent le souvenir du passage de l’eau. Elles différencient les étages de la plaine, espace facilement cultivable ou appropriable à l’approche des villes. Leurs talus constituent peut-être des détails à l’échelle du grand paysage, mais qui peuvent être lus comme le support pour des projets mieux articulés au système hydrographique d’une grande vallée.

Ensembles de paysages appartenant à cette famille :

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    L’Allier au pont de Billy
     
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    Carte de localisation des "vals et grandes rivières de plaine" en Auvergne
     
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