L’approche paysagère comme fil rouge de l’élaboration des documents d’urbanisme

publié le 7 décembre 2018 (modifié le 26 décembre 2018)
Bassin d'Annonay (07)
Bassin d’Annonay (07)
© DREAL Auvergne-Rhône-Alpes

Au sens de la Convention européenne du paysage, le paysage est un bien objectivable qui résulte de la perception collectivement partagée d’un territoire. C’est un fait social qui s’appuie sur une culture, un système de valeur partagé par des populations sur un territoire. Tout l’enjeu de l’analyse paysagère va ainsi être de rendre compte de manière distanciée d’un ensemble de valeurs attachées à « une partie de territoire » par « des populations ». En outre, fruit d’une appréciation collectivement partagée d’un morceau de territoire, il induit de fait une préoccupation de qualité du territoire.

Le terme « paysage » est parfois utilisé dans plusieurs acceptions (en fonction des contextes) :

  • le paysage comme objet : il s’agit d’un élément du cadre de vie lié à la perception mais aussi à des représentations partagées, en référence à la définition de la convention de Florence. Le paysage peut être urbain ou rural, naturel ou artificiel, etc.
  • le paysage comme projet : lorsque l’objet paysage est vu comme une ressource pour le territoire ou comme une finalité, il peut alors faire l’objet d’un projet ;
  • le paysage comme démarche : objet de perceptions et de représentations, le paysage peut servir de support pour la participation du public, de facteur de cohérence et de transversalité, et ainsi constituer la base d’une démarche, d’une approche méthodologique pour mettre en œuvre des politiques publiques, construire une stratégie de développement local, orienter l’aménagement d’un territoire.

L’approche paysagère englobe ces trois dimensions : le paysage est l’un des éléments étudiés dans le cadre du diagnostic du territoire (paysage comme objet) ; en
tant que l’une de ces ressources, il peut contribuer à son développement (paysage comme projet) ; enfin il peut être utilisé comme un support méthodologique pour assurer la participation et l’implication des différents acteurs (paysage comme démarche).
On le voit, le terme même de paysage est très vaste. En tout état de cause, il ne peut être cantonné à la biodiversité, à la partie « espaces verts » des aménagements, ni à une végétalisation du cadre de vie. (sources : Club PLUi)

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